La coalition MéninGO! au côté des médecins généralistes pour une pleine mobilisation sur la vaccination des adolescents.

Paris, le 13 mai 2026

Une étude qualitative menée auprès de 30 médecins généralistes, publiée dans le BEH 11[1], analyse les raisons de la non-application systématique des recommandations du calendrier vaccinal chez les adolescents.

Les médecins interrogés se déclarent globalement compétents, responsables et confiants vis-à-vis des vaccins et du calendrier vaccinal. Toutefois, la vaccination des adolescents reste souvent perçue comme importante mais non prioritaire, dans un contexte marqué par une forte charge de travail et des consultations rarement consacrées à la prévention.

L’étude met en évidence plusieurs freins : manque de temps, absence fréquente du carnet de santé, hésitation de certains parents, évolution rapide du calendrier vaccinal ou encore difficulté à maintenir une veille active sur les recommandations.

Les situations diffèrent selon les vaccins : la vaccination HPV peut encore susciter des réticences dans certaines familles, tandis que la vaccination ACWY se déploie de manière inégale selon les praticiens.

Les médecins constatent que la vaccination HPV au collège a renforcé sa légitimité et favorisé son acceptabilité depuis qu’elle est accompagnée d’une communication efficace. Ceci confirme l’importance d’un déploiement effectif des campagnes de vaccination au collège, lieu moteur pour une couverture vaccinale adéquate des adolescents.

La coalition MéninGO! s’était d’ailleurs réjouie de la publication de l’instruction ministérielle parue le vendredi 11 juillet 2025 dans le Bulletin officiel santé-protection sociale-solidarités[2], qui confirmait le déploiement de la campagne de vaccination HPV-méningocoques dans « tous les collèges publics relevant du ministère chargé de l’Education nationale et dans les collèges privés volontaires », dès la rentrée de septembre 2025, pour vacciner les élèves de 11 à 14 ans contre le papillomavirus ET les méningites à méningocoques de sérogroupes A, C, W et Y.

Ici, l’étude identifie plusieurs leviers pour améliorer la vaccination des adolescents en France :

  • développer une stratégie de communication ambitieuse à destination des adolescents, via les médias traditionnels, les réseaux sociaux et les plateformes qu’ils fréquentent,
  • renforcer la capacité des médecins à promouvoir efficacement la vaccination grâce à des outils pratiques, simples et adaptés aux contraintes de temps des consultations,
  • proposer davantage de supports dématérialisés rappelant l’importance de l’ensemble des vaccinations de l’adolescent,
  • mieux faire connaître les deux consultations de suivi médical de l’adolescent, à 11-13 ans et 15-16 ans, prises en charge par l’Assurance maladie depuis 2019 mais encore peu mobilisées.

Dans la pratique quotidienne des médecins généralistes la vaccination des adolescents est décrite comme « importante mais non urgente, utile mais non structurante ». Pourtant, les médecins généralistes restent des interlocuteurs majeurs dans la sensibilisation à la vaccination et jouent un rôle central dans la promotion de la vaccination et son administration.

MéninGO! (ré)affirme son soutien entier aux médecins généralistes pour une pleine mobilisation sur la vaccination des adolescents afin de faire du schéma vaccinal de ces jeunes publics une priorité de santé publique et un argument phare de prévention notamment dans la lutte contre les infections invasives à méningocoque.

Contact : Solène Batier, consultante en Affaires publiques – solene.batier@nile-consulting.eu


[1] BEH 11

[2] https://bulletins-officiels.social.gouv.fr/sites/textes-officiels/files/2025-07/TSSP2518467J.pdf

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